A cette époque, Taillefer, considéré comme le bouffon de Guillaume le Conquérant était l’un des plus célèbres jongleurs. Aussi, l’histoire raconte qu’il aurait jonglé devant les lignes ennemies avant la bataille de Hastings (14 octobre 1066).
De même, il aurait causé la première mort en frappant un adversaire avec une joute ou un instrument, selon la tradition. Vous pouvez vous rendre sur l'article
Histoire de la jonglerie pour plus de précisions.
Le spectacle des jongleurs pouvait intégrer de la prestidigitation, comme en témoignent certains textes anciens qui mentionnent des techniques de « prestidigitation » ou de «
magie ».
En général, la prestidigitation faisait partie intégrante de leur répertoire, notamment des jeux de gobelets ou de l’apparition d’objets. On peut retrouver des informations sur le site
mediterranee-antique.fr. Bien que ce ne soit pas la
magie au sens religieux ou mystérieux, ces numéros suggèrent déjà une forme d’illusion.
Pour conclure, il n’existait pas d’illusionnistes au sens moderne du terme (comme David Copperfield, Houdini ou
Makito) au temps de Guillaume le Conquérant. Néanmoins, les jongleurs itinérants, avec leurs chants, acrobaties, manipulations d’objets, et parfois de la prestidigitation basique, pouvaient être considérés comme leurs lointains prédécesseurs. Le cas de Taillefer à Hastings est le plus frappant et symbolique de ces pratiques mêlant art, spectacle et geste héroïque.